Je sou­hai­tais inté­grer l’Ecole des Beaux Arts, à Nancy, mais la vie en a décidé autre­ment. Je me suis donc tour­née vers le métier d’enseignante pour l’amour des enfants, ma deuxième passion.

Mais, dans ma tête, la pein­ture était toujours là! J’ai, sans cesse, plus ou moins des­siné, croqué.… et j’espère en avoir fait pro­fi­ter mes petits élèves.

Plus tard, j’ai repris plus sérieu­se­ment mes pin­ceaux, puis le che­min des ate­liers des Beaux-​Arts: l’A.D.E.A.,(association pour le déve­lop­pe­ment de l’éducation artis­tique) à NANCY avec Luc Doer­flin­ger puis avec Isa­belle Loc­tin. (pein­ture et gravure)

La pein­ture m’apporte une manière de me réa­li­ser, d’accepter ma trop grande émo­ti­vité : doute, construc­tion, des­truc­tion, ce qui engendre sou­vent un état de ten­sion et de fébri­lité quelque peu incon­for­tables: je recouvre de l’existant, je salis des blancs, je colle des maté­riaux, je laisse de côté, je reprends.

Le temps s’arrête, je peux être des heures sans m’en rendre compte, j’y mets beau­coup d’énergie: c’est un besoin, un plai­sir, une recherche, une réflexion.

je ne sou­haite pas expliquer les choses, je désire seule­ment « m’emparer » des lieux et expri­mer mon ressenti:

Je tra­vaille essen­tiel­le­ment sur toile de lin, à l’acrylique, pour jeter rapi­de­ment des impres­sions et à l’huile, pour ouvrir la palette et pour ses trans­pa­rences. Sou­vent, j’intègre des matières, sables, enduits, papiers.…J’aime aussi l’aquarelle pour sa sub­ti­lité et ses mou­vances délicates.

Je peins ins­tinc­ti­ve­ment en essayant d’allier la pro­fon­deur, la sen­si­bi­lité, la sub­ti­lité, mais c’est bien sou­vent dans le doute.

Mon tra­vail actuel:

lumi­no­sité et contraste en clair obs­cur sil­houettes dans des atmo­sphères dif­fé­rentes, fami­lières très sou­vent urbaines.

gra­vures, pein­tures, collages….sont des tech­niques qui me per­mettent d’exprimer ces ambiances.